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课程主页: https://www.udemy.com/course/analyse-de-la-pratique-de-la-sorcellerie-en-afrique-noire/
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课程名称:分析非洲黑暗中的巫术实践 课程概述: 本课程探讨了巫术在各个社会中的存在及其在非洲的特殊表现。尽管在许多地方巫术的形式已变得隐秘和微妙,但在撒哈拉以南的非洲,这一实践形式变化不大,即便外来宗教的影响相当普遍。许多非洲人虽信奉这些宗教,但他们的祖先信仰仍深植于心,表现出一种矛盾的行为。这种情况导致在讨论巫术时,人们往往首先联想到非洲,许多非洲人甚至自豪于自己的巫术身份。批评巫术的人在社区中可能会遭受质疑,被视为“失根者”。 然而,巫术并非非洲所独有。与欧洲在15至19世纪的巫术经历类似,今天的非洲巫术在表现上有诸多相似之处,尽管科技和科学发展迅速。巫术在社会、经济和政治领域都显得无处不在,甚至“猎巫行动”这一源于欧洲的概念,至今仍在非洲随处可见。 非洲巫术有两个基本特点:一是被认为具有遗传或先天的特性,二是其组织形式。巫师通常组成秘密的兄弟会,严格的等级制度确保纪律。这些兄弟会的使命是保护传统、潜移默化地影响政治和宗教方向,并渗透到社区的决策机构中,控制管理机构。他们与统治阶级密切合作,设立教育系统,旨在培养听话的成年人,传承这一思想模式,几乎所有非洲人,包括受过教育的人,均受到这种精神上的驯化。 掌控此教育系统的人深知其脆弱之处,因此以恐惧、威胁和勒索作为防御手段。利用替罪羊的做法,统治阶级清除被视为“麻烦制造者”的社区成员,以实现其理想中的秩序与纪律。非洲社区的对外开放加剧了兄弟会的崩溃,成员失去方向,出现了无序状态,导致巫术指控激增,特别是在贫困和无知的背景下。 要消除这些迷信信仰,非洲领导者需要采取坚定的政治意愿,关注的重点应放在司法、教育和经济等领域。
La sorcellerie a existé dans toutes les sociétés humaines. Si sur certains continents, elle a pris des formes voilées et subtiles de nos jours, sur d'autres comme l'Afrique, surtout dans sa partie subsaharienne, la pratique a peu évolué dans sa forme malgré l'introduction des religions étrangères. Adeptes en masse de ces religions, les Africains n'arrivent pas à extirper de leurs âmes leurs croyances ancestrales solidement enracinées. Leurs comportements ambivalents reflètent quotidiennement cette situation. Aujourd'hui, quand on parle de sorcellerie, tout le monde se tourne automatiquement vers les parties du monde occupées par les peuples Noirs ; de nombreux Africains s'identifient effectivement avec fierté à la sorcellerie. Lorsqu'un Africain émet la moindre critique ou réserve par rapport à la sorcellerie, il devient un « suspect » aux yeux de ses congénères qui le qualifie alors de « déraciné ». Pourtant, l'Afrique n'a pas l'exclusivité de cette pratique. La sorcellerie telle que l'ont vécue les Européens du XVe au XIXe siècle présente de nombreuses similitudes dans ses manifestations avec celle que vivent jusqu'à nos jours les Africains. Cette pratique reste vivace sur le continent Noir en dépit de l'avancée fulgurante des sciences et de la technologie pendant le dernier siècle. A tous les niveaux de l'échelle sociale, et dans tous les domaines (social, économique et politique) la sorcellerie est omniprésente. « La chasse aux sorcière », expression d'origine européenne synonyme de persécution des sorcières organisée au XVe siècle par l'Eglise catholique, est toujours d'actualité sur le continent noir. La sorcellerie en Afrique présente deux spécificités fondamentales: son origine supposée héréditaire ou congénitale d'une part et son mode d'organisation d'autre part. Sur le plan organisationnel, les sorciers forment des sociétés secrètes ou confréries exclusivement masculines et hiérarchisées au sein desquelles la discipline est rigoureuse. Ces confréries se donnent pour missions de défendre les traditions et d'influencer de façon souterraine l'orientation politique et religieuse de la communauté. Pour ce faire, elles ont infiltré tous les organes décisionnels des communautés et ont pris le contrôle des organes de répressions. Pour atteindre ces objectifs, les confréries, de complicité avec les classes dirigeantes, ont mis en place un système éducatif dont la finalité est de former des adultes soumis, sachant juste écouter les Vieux et exécuter les ordres donnés par eux. Ce système, transmis de génération en génération par tous les membres des communautés, fait de la sorcellerie un acte de foi et personne ne peut échapper à ce dressage mental. Presque tous les Africains y compris les personnes instruites sont victimes aujourd'hui de ce conditionnement intellectuel. Les concepteurs de ce système éducatif, conscients de sa fragilité, l'ont entouré d'un rempart solide: la peur, l'intimidation et le chantage. Par la méthode du bouc émissaire, les classes dirigeantes se débarrassent des membres des communautés qu'elles jugent comme étant des « fauteurs de troubles ». Ainsi, réussissaient-elles à instaurer l'ordre et la discipline au sein des communautés selon leur vision du monde. L'ouverture des communautés africaines au monde extérieur a été fatale au règne sans partage des confréries qui n'ont pu s'adapter aux nouvelles donnes. Elles se sont alors désagrégées abandonnant les membres des communautés désormais sans repères. Il s'en est suivi un désordre indescriptible qui s'est traduit entre autres par une recrudescence des accusations de sorcellerie tous azimuts aussi bien dans les campagnes que dans les villes. Les causes principales de ces croyances étant la pauvreté et l'ignorance, pour les éradiquer, il faut une ferme volonté politique de la part des décideurs africains. Les secteurs sur lesquels l'accent doit être mis sont: le système judiciaire, le système éducatif et l'économie.